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21 Réponses à “Forum”

  1. camille C dit :

    voilà mon idée pour l’épisode à rediger :

    On imagine une suite directe au premier épisode des Ois. On retrouve les mêmes personnages, Juliette, Paul et toute la tribu des Ois. Juliette et Paul sont séparés a cause de la migration de paul. Comment vivent-ils leur éloignement ?
    On peut inventer des moyens de communication qui pourraient exister entre eux , se référer à l’épisode 3 pour dire l’effet qu’a le chagrin de Paul d’être séparé de Juliette sur ses ailes, ou bien simplement dire que Juliette acquiert des ailes elle aussi et rejoint le groupe.
    Et inventer une fin les réunissant d’une certaine manière.

    camille classe de seconde 11 au lycée Jacques monod

  2. BADA Malik dit :

    Le prochain épisode doit être rédigé sous la forme d’un dialogue, entre deux personnages réalistes et expressifs.
    On doit pouvoir aussi facilement s’identifier au cadre spatio-temporel.
    La scène se déroule dans une université, plus précisément dans un amphithéâtre destiné à des cours de biologie.
    Jean-Marie, un professeur extrêmement cultivé, tente d’expliquer à Martin, jeune étudiant curieux, les différences entre les humains et les Ois.
    On est en 2015, c’est-à-dire cinq ans après aujourd’hui; les Ois sont très bien intégrés dans la société, et ce phénomène est même tout à fait banal dans ce monde.
    Jean-Marie, par de nombreux raisonnements logiques, veut faire comprendre à Martin que les Ois sont physiquement certes similaires aux humains, mais complètement différents sur le plan du comportement psychologique.
    Comme on est dans un cadre universitaire supérieur, le langage utilisé est un bon français, avec du vocabulaire scientifique, mais tout de même compréhensible. Ce dialogue doit durer assez longtemps, afin d’exprimer le plus possible d’idées nouvelles concernant les Ois.

    BADA Malik , classe de Seconde 11 au Lycée Jacques Monod.

    1. K SERRES dit :

      Premier texte, écrit hier matin :
      C’est le matin. C’est l’aube. Le jour filtre à travers les trous des volets. Il fait chaud dans ma chambre, sous la couette. Lourd. Sec. Qu’est-ce qui se passe ? Ça me gratte dans le dos. Comme quelque chose de collé. Sur mes omoplates. Mon drap tout plissé ? Non, non, qu’est-ce que c’est, arrrh… ? Je m’assieds et là, dans un grand bruit de papier, deux quoi ? deux ailes se déploient derrière moi, d’immenses ailes dans mon dos, moi !!!

  3. K SERRES dit :

    Deuxième texte/brouillon écrit hier matin,
    en même temps que vous :
    (en vol)
    Ffffft, fffffft, fffft. C’est un bruit que je ne connaissais pas, avant, en bas. Le vent dans nos bras. le bruit de l’air traversé, coupé. de l’air tout autour de mes bras écartés, de NOS bras. Le fffft de la masse d’air déplacée par notre vol regroupés, bras écartés. Notre V de vol de Oi. comment le raconter, ce bruit, à ceux d’en bas ? ce grand silence et le ffft ffffft continu de l’air froid et bleu traversé, tous ensemble, à plat ventre, à plat ?

  4. K SERRES dit :

    Voilà, ce sont mes deux brouillons écrits en même temps que les vôtres dans ce chantier d’écriture commun et personnel à la fois que nous avons ouvert hier matin, à Clamart. Je les ai à peine retravaillés, deux mots par-ci par là, pour leur garder ce côté brut de notre écriture pour le moment.
    A la semaine prochaine et d’ici-là, écrivez-bien, des Oi plein la tête !

    KS

  5. florian michez dit :

    Résumé :
    Quand Tof était petit, il habitait dans un immeuble délabré avec ses parents. Un jour il y eut un feu qui détruisit tout l’immeuble. Ses parents qui étaient enfermés dans leur appartement, ne pouvait plus songer à s’en aller car le feu arrivait à grand pas et il avait déjà atteint la cage d’escalier.
    Ils décidèrent de sauver leur enfant. Ils se déshabillèrent et l’entourèrent de leurs habits. Ils l’embrassèrent pour la dernière fois et le jetèrent par la fenêtre.
    Par chance, il atterrit dans une poubelle. Quelques minutes après les pompiers le trouvèrent en bonne santé et sans égratignure.
    Un an plus tard il fut placé dans une famille d’accueil. Quand il eut atteint ses 15 ans, il était temps de lui raconter la vérité. Jean et Sylvie, ses parents adoptifs lui racontèrent que ses vrais parents avaient péri dans les flammes de leur maison.
    Après ses paroles, il tomba dans une dépression et un jour en se réveillant il s’aperçut que des ailes avaient poussé de son dos. Il se sentit fort.
    Il avait pris une grande résolution ; sauver tous les gens en difficulté, ce que personne n’avait fait pour ses parents. Il s’envola et alla de part en part à travers la ville. Tous les méchants qu’il voyait sur son chemin il les arrêtaient. Plus il en interpellait, plus ses ailes devenaient grandes, résistantes et leurs puissances lui permettait de se déplacer à la vitesse de la lumière.

  6. Théo GERARD dit :

    Clamart, le lundi 15 mars 2010

    Episode de Théo Gérard

    C’est une suite plus ou moins directe de l’épisode 1 (date non précisée, mais on peut imaginer que la scène se déroule quelques moi après). La narratrice est Juliette.

    Juliette – Un matin de printemps

    Je marchais dans la rue et me dirigeais vers mon lycée. Je ressentais comme une gêne. Je voyais différemment chaque petit détail de la vie, j’avais comme l’étrange impression de ne pas être la même, de vivre dans un autre monde. Je me sentais à la fois d’une légèreté incomparable, mais également d’une certaine lourdeur.
    J’étais anxieuse de savoir qu’au lycée une série de contrôles communs m’attendait. J’enlevai mon sac à dos, pour profiter des quelques minutes de révisions restantes. Je passai ma main dans le dos et sentis quelque chose que je n’avais jamais touché auparavant. Cela ressemblait à du film étirable qu’on met sur les aliments pour les conserver. De nombreuses questions arrivaient de toute part dans ma tête. Je ne savais malheureusement pas y répondre…
    Puis soudain, me rappelant ma dernière conversation avec Paul, je compris que le voile fixé à mes omoplates étaient des ailes. Oui, c’était bien des ailes !! Je débordais d’excitation et d’appréhension. Je ne savais pas comment utiliser de telles choses.
    J’étais face à la butte à Momo. « Je vais courir en battant des bras pour m’envoler retrouver Paul. Aller, à 3 je me lance. 1, 2, 3 ! Pfft pfft pfft pfft. Waouh !! Quelle sensation de ne plus se sentir comme tout le monde ! » Je battais de plus en plus vite des bras. J’arrivais en bas de la côte. « Encore quelques mètres et je pousserai de toutes mes forces sur mes jambes pour m’envoler. »

    Quelques minutes plus tard.

    « Ça y est, je vole ! Je suis comme une colombe portée par le vent… Wouahou ! » Je prenais peu à peu de l’altitude jusqu’au dessus des plus hauts immeubles. Je me laissais planer pour admirer le paysage, l’agitation de la foule dans la rue, là, juste en dessous, les gens qui courent après le bus, les lycéens qui cavalent pour ne pas arriver en retard, les embouteillages… Pendant un bref instant je me sentis supérieur de pouvoir observer tout cela en un seul coup d’œil.
    Je tendis mon bras pour prendre connaissance de l’heure. Soudain je fus pris d’un effroyable frisson, la montre que mes grands-parents m’avaient offert avait disparu mais la joie que j’éprouvais me le fit vite oublier.
    En bas, je vis le camion poubelle passer dans ma rue, il était donc entre 10h et 11h. Désormais, mon seul et unique objectif était de retrouver Paul. J’allais donc rentrer chez moi, prendre quelques provisions et j’entamerai la grande migration vers l’Andalousie. Je me laissais choir en chute libre jusqu’à temps d’atterrir au milieu de la rue.

    Le réveil sonne : Tit tit tit tit – Tit tit tit tit – Tit tit tit tit – Tit tit tit tit

    Il était 6h30. Je passai la main dans mon dos, et, avec un long soupir de déception, je réalisai que je n’avais pas les ailes et que ce n’était qu’un rêve.

  7. Martin Gr dit :

    Je n’ai pas encore publié mon épisode, bien qu’il soit rédigé depuis longtemps,et j’aimerais pour le moment exposer un rapide résumé :
    Mon épisode n’est pas du tout dans la continuité des épisodes précedents, je trouvais ceux-ci trop restrictifs par rapport à ce que j’envisageais de faire, bien que mon épisode présente des similitudes avec eux . Il est naif et léger, mais cela est voulu.
    Deux amis, dont nous ne savons pas les noms, décident d’aller se balader de nuit. Un des garçons raconte les faits et reste dans le concret, sans intervention extérieure. Arrivés à la plage, ils décident de monter sur une sorte de promontoir naturel, pour regarder les étoiles. Le narrateur explique qu’ils étaient très calmes, ce qui est d’autant plus bizarre qu’en temps normal ils sont très agités. S’ensuit un dialogue dont je tairais le sujet, ce qui renforce l’impression étrange qu’a le narrateur. Après un bref instant de délibération intérieure, il se rend compte que son ami est tombé du haut du promontoir. Ou était-ce volontaire ? Je ne sais pas comment terminer pour le mieux l’épisode donc je l’enverrais sur le blog quand je l’aurais finalisé.
    Grignoux Martin .

  8. Vincent LACOUR dit :

    Autre idée d’épisode
    résumé:

    L’histoire se passe près d’une maison installée sur le flanc d’une colline, dont l’inclinaison est telle que d’un côté le sol arrive au niveau du toit (on voit parfois de telles maisons en montagne.)
    Des enfants font une bataille de boules de neige sur la colline, à côté de la maison. L’un d’eux reçoit de la neige dans les yeux et se met à marcher à l’aveuglette Il monte sur le toit de la maison sans s’en aperçevoir, et arrive au bord. Au lieu de tomber, il s’envole. Il vole sur quelques mètres, puis il se pose. Il entre dans la maison et raconte à sa mère (dialogue) ce qui s’est passé. Elle ne le croit pas. L’enfant l’emmène dehors, remonte sur le toit et recommence. La mère est très étonnée, elle essaye aussi, mais elle tombe dans la neige au lieu de voler. Elle pense que son fils se moque d’elle, essaye de le rattraper, mais il a aperçu un groupe de oi et les rejoint.

  9. Gabriel Chambonnet dit :

    Voilà l’épisode que j’ai rédigé:
    François : Je ne vois pas du tout pourquoi
    Ils en ont presque tous après moi.
    C’est choquant, c’est navrant et pourtant,
    Je me rappelle très clairement
    Avoir été très indulgent.
    Je ne veux pas aller plus loin
    Ni rester seul dans mon coin.
    Je vais mettre un terme à ma vie
    Pour rejoindre le paradis.
    Le ciel devient noirceur,
    Cela me laisse songeur,
    Il ne faut pas avoir peur.
    Allez, allez je saute Haha
    Mais pourquoi ne vais-je pas plus bas ?
    Et la gravité que fait-elle ?
    Ha bah merde, j’ai des ailes

    Sont-ce ces sombres nuages
    Un funeste présage
    Pour mes prochaines journées
    Qui vont mal se terminer ?

    Je monte haut avec rage
    Au dessus des nuages
    Je vole dans les cieux
    Ou tout me paraît bleu.
    Mais que vois-je au loin ?
    On dirait des points
    D’après mes observations
    Et de par leur formation
    Ce doit-être des oies en migration
    Car ils volent en V
    Je veux les rattraper .
    Je me rapproche d’eux
    Et je les vois mieux
    Des oies ce ne sont point
    Ce sont des humains

    Holà les fiers voyageurs
    Volant avec grâce et candeur.
    Pourriez-vous m’expliquer votre présence ici ?
    Car je vous l’avoue, je suis plutôt surpris

    Paul : Tiens un nouvel arrivant
    Qui arrive en peinant
    Du Nord nous allons vers le Sud
    Pour échapper à l’hiver rude.

    François : De loin je vous avais pris pour des oies…

    Knut : C’est bien cela, nous sommes des oi.

    François : Mais vous vous foutez de moi !

    Berthe : Non, d’ailleurs tu en es un toi
    Et même si tu n’y crois pas,
    Tu vois bien que nous volons comme toi

    François : J’admets mais c’est fou.
    Puis-je venir avec vous ?

    Knut : Mais bien sûr mon ami,
    Nous allons au Burundi

    Le lendemain
    Un peu plus loin

    François Que mange un oi ?

    Berthe Des petits pois,
    Des insectes vivants
    Et des champignons blancs

    François Mais c’est dégoutant

    Paul C’est surtout succulent
    Mais qu’y-a-t-il donc au loin ?
    Quel est ce bruit si soudain ?

    Un petit peu plus loin
    Un petit peu plus bas

    Pilote : Mut un à tour de contrôle, vous me recevez ? A vous
    Radio Affirmatif Mut un, que désirez-vous ? A vous
    Pilote Nous avons amorcé la spirale ascendante mais nous allons croiser une nuée d’oiseaux migrateurs. Que devons nous faire ? A vous
    Radio : Maintenez votre cap Mut un, les réacteurs sont conçus pour résister à ce genre d’incident. Terminé
    Pilote Compris, mais ils ont l’air un peu gros quand même !…
    Haaa c’est pas des oiseaux, c’est pas des oiseaux !!!Mayday, Mayday crrrkzprt
    Radio Répondez Mut un ! Répondez !

    Au même moment dehors
    Nos petites oi du Nord
    Dormaient dans les bras de la mort

    François : Les horribles réacteurs béants
    De ce monstre d’acier géants
    Ont englouti mes amis
    En route vers le Burundi.
    L’avion se crasha,
    Des survivants il n’y a pas
    Nous devons déplorer beaucoup de pertes,
    Il ne reste que moi Paul Knut et Berthe.

    Knut : Il nous faut partir
    Car ils vont nous occire
    Après avoir cerné
    Notre vile identité.

    A terre, le soir :

    Présentatrice : Un avion de ligne A-380 s’est écrasé au Rwanda. Une enquête menée a démontré que le crash est dû à une espèce d’oiseau non répertoriée ressemblant fortement à des humains. L’avion a été attaqué par une gigantesque nuée de ces volatiles et la plupart d’entre eux sont passés à travers les réacteurs provoquant ainsi le crash de l’appareil.
    Les autorités annoncent qu’elles classent cette nouvelle espèce come nuisible et autorisent leur extermination.

    Paul : Fuyons notre avenir
    Car nous allons mourir.
    Ces simples maudits terriens,
    Ces sales petits humains,
    Pour se protéger,
    Veulent nous exterminer.
    Survolons ce bosquet
    Pour mieux leur échapper.

    Au sol :

    Guy : Et regarde Thierry, là haut dans le ciel y a des gens qui volent.
    Thierry : C’est pas des gens Guy. C’est les sales bestioles qu’on a vu aux infos hier soir.
    Guy ; T’es sûr, A la télé ils ont dit qu’ils étaient très nombreux alors que là ; ils ne sont que quatre.
    Thierry : Mais ouais Guy. Va chercher la carabine !

    Quatre coups de feu retentirent
    Et soudain les oi pâlirent
    Les pauvres touchés et pris d’effroi
    S’écrasèrent avec fracas.
    Ainsi après les avoir mis au banc,
    Les deux chasseurs vinrent voir en s’marrant
    Les quatre dépouilles baignant dans leur sang
    Tandis qu’elles quittaient sans envie
    Un monde détruit à l’agonie.
    Puis ils les ramenèrent sous leur toit.
    C’est la fin tragique des oi.

  10. Aurélie Zenati dit :

    Scénario de l’épisode

    Juliette – Paul ! Paul ! Attend moi ! Paul ! (Elle se rapproche de plus en plus)

    Paul – Juliette ? Mais… Qu’est-ce que tu fais là ? Tu voles ? Comment as tu réussi ?

    Juliette – Je sais je n’arrive pas y croire moi non plus ! C’est formidable ! On voit tout en plus petit d’ici ! C’est fou !

    Paul – Ouais, mais tu ferais bien de faire attention à la où tu voles !

    Juliette – Pourquoi, tu crois qu’il y a des trous d’air par ici ?! Attention mesdames et messieurs veuillez attacher vos ceintures nous traversons actuellement une zone de turbulences.

    Ils continuent à voler sans plus parler. Puis Juliette reprend :

    Juliette – Tu sais Paul, je crois que je n’aurais pas supporté ton départ. Rester seule en bas avec tous ces gens, sans toi, m’aurait été insupportable !

    Paul – Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? On dirait un mauvais téléfilm à l’eau de rose ! Et puis tu sais très bien qu’on n’aurait pas été séparé pour très longtemps. Seulement pour quelques mois ! À mon retour j’aurai eu pleins de choses à te raconter !

    Juliette – Dis donc, tu sais il ya d’autres façons pour me dire que tu veux plus qu’on soit ensemble. Tu pourrais me le dire tout simplement au lieu de tourner autour du pot.

    Paul – Mais je n’ai jamais dit cela ! Tu es un peu trop parano tu sais ! Je pensais juste que quelques mois loin de l’un de l’autre ne nous aurait fait pas de mal.

    Juliette – C’est ça ! Et je t’aurais laissé tout seul faire ce voyage ?! On est au 21ème siècle ! Les femmes ne sont plus obligées de rester sagement à la maison pendant que les hommes parcourent le monde! Et puis qui me dit que tu n’aurais pas rencontré une belle oi sauvage et qu’à ton retour tu ne m’aurais pas laissé tomber ?! Euh… Je crois que tu as raison, je suis un peu trop parano !

    Paul – Tu vois quand je te le dis !

    Juliette – Enfin, crois moi, je t’assure que j’étais vraiment malheureuse quand tu es parti !…bla bla bla
    (Le son devient sourd ; on ne l’entend plus car Paul ne l’écoute plus : on ne perçoit que ce que Paul entend et écoute).
    Et puis, tu sais, j’hésite un peu, mais bon allez je te le dis, je n’ai pas pu garder le secret. J’ai dis à quelqu’un que j’étais devenu oi.

    Paul – Quoi ? Mais tu es devenue folle ?

    Juliette – Arrête, ça va. J’ai déjà reconnu tout à l’heure que je l’étais un peu. Mais en même temps, qui ne l’ai pas ?!

    Paul – Mais non ! Je ne te parle pas de cela ! Je te demande si ce que tu viens de me dire est vrai. Tu as vraiment parlé de notre existence ?

    Juliette – Mais bien sûr ! Pourquoi pas. Et puis, après tout, je ne vois pas pourquoi je devrais m’en cacher. C’est une très belle chose d’être oi.

    Paul – Mais enfin, tu ne te rends pas compte de la gravité de la situation ? Tu ne peux pas révéler à tout le monde dans la rue que nous sommes des ois sauvages !

    Juliette – D’abord arrête de t’énerver comme cela, ça me fait peur. Ensuite je voudrais bien savoir pourquoi il est formellement interdit de parler des ois au monde entier. Tu penses qu’il ne me croirait pas ?

    Paul – Ce n’est pas cela que je crains ! Enfin, Juliette ! Si tu dis à tout le monde qu’il existe des ois sauvages nous sommes alors tous en danger. Si nous sommes découverts, rien ne nous rendra plus si extraordinaire ! Nos secrets que nous partageons seront alors connus de tous. Il sera facile et commun d’être un oi sauvage !

    Juliette – (un peu effrayée mais toujours optimiste) Mais ce n’est pas grave s’il y a de plus en plus de personnes qui deviennent des ois. Nous aurons plus d’amis comme cela !

    Paul – Oui, sauf que si les gens peuvent lire dans nos yeux notre secret, la lueur et notre fierté d’être des ois, nous serons si triste que le chagrin risquera de faire tomber nos ailes ! Tout de même ce n’est pas ce que tu veux. À cause de toi nous sommes maintenant en danger. Il faut le dire aux autres !

    (Il accélère mais Juliette le rattrape)

    Juliette – Attend Paul ! Ce n’est peut-être pas si grave ! Peut-être que nous ne sommes pas en danger ! Je suis sûre que personne ne perdra ses ailes.

    Paul – Qu’est-ce que tu en sais ?
    On ne connaît pas les réactions et les intentions des gens. Regarde je ne pensais vraiment pas que tu dévoilerais notre secret à tout le monde.

    Juliette – (elle est confuse) Paul, je suis vraiment désolée ! Je souhaiterai vraiment réparer mon erreur.

    Paul – C’est trop tard ! Écoute je suis vraiment en colère donc ce n’est pas la peine de chercher à me radoucir. Peut-on simplement savoir qui a eu l’honneur de savoir que tu étais oi ?

    Juliette – Oui, je l’ai dit à mon père, quand j’étais chez lui. C’était la semaine dernière. Oui cette semaine là je l’ai passé avec mon père.

    Paul – Comment ? Tu l’a dis à ton père ? Mais tu m’avais dit qu’il ne faisait jamais attention à ce que tu disais.

    Juliette – Oui mais j’étais tellement heureuse que j’aurais pu le dire à n’importe qui. Et puis finalement, c’est plutôt une bonne nouvelle. Je suis sûre qu’il n’a pas fait attention comme d’habitude et qu’il ne se souviendra même pas de ce que je lui ai dit.

    Paul – Au pire, s’il s’en souvient, il pensera sûrement que tu racontais des histoires comme tu le fais souvent…

    Juliette – Oui bien sûr, moque toi de moi !

    Paul – Viens maintenant, il faut rattraper les autres !

  11. Vincent LACOUR dit :

    idée d’épisode, sous forme de récit:

    Je fais ce que je fais toutes les semaines:une livraison par avion sur une île au large du Schleswig-Holstein. Elle est inaccessible par bateau, le temps est trop mauvais. Surtout aujourd’hui. Une tempête est en train de commencer, il faudrait que j’arrive vite. On ne voit rien avec ces nuages! Et en plus le vent est dans le sens contraire. J’aurais du arriver depuis longtemps.
    Qu’est ce que c’est, cette sonnerie? Il n’y a plus d’essence… Je n’aurai pas le temps de me poser, il faut sauter en parachute. Je ne sais même pas où je suis.
    Je saute, je tombe… de moins en moins vite… Mais! Mon parachute ne s’est même pas ouvert! Et je vole horizontalement! Ça ne peut pas être le vent, quand même… Je vois les maisons, les routes… De dessus, tout semble plat… Là-bas, un vol d’oiseaux sauvages…ils se rapprochent…j’entends leurs cris. Ils sont grands. C’est curieux,ils ont de drôles de couleurs. On dirait…des gens, qui volent,comme moi. Oui! Ça alors! Je crois qu’ils m’ont vu…

  12. Vincent LACOUR dit :

    Un autre, qui a servi à mettre en application un certain nombre de caractéristiques des oi données dans l’épisode 3 (« quand la pression est trop forte, les gens s’achètent des ailes », « la plupart des ailes fonctionnent mal », « il arrive qu’un choc les rende plus puissantes »)

    J’en ai vraiment assez! C’est la troisième fois cette semaine que je suis obligé d’aller manger chez ma tante. Avec son mari, et ses cousins qui habitent à côté et qui viennent tout le temps leur rendre visite, ils sont insupportables. La moindre chose qui leur déplaît, ou qui va à l’encontre de leurs « principes » ridicules, et ils se mettent à crier comme des putois. Je sens que je vais craquer, je n’en peux plus.
    À table, ils se mettent à bavarder. J’aimerais bien faire une remarque, mais ils ne vont pas apprécier. Et puis zut, je vais quand même dire ce que j’ai à dire, que ça leur plaise ou non. Et voilà,l’oncle Albert qui grogne « je ne veux pas que tu parles à table ». Alors,pourquoi il ne dit pas la même chose aux autres ? C’est lui qui m’a interrompu, pas l’inverse. Qu’il me laisse finir. « vas-tu te taire » Non. L’égalité, ça existe. Et en plus, il a dit tout ça la bouche pleine, si ça avait été moi,il m’aurait jeté quelque chose à la figure.« Sors. » « Alors toi aussi. » Je crois que j’ai réussi à le raisonner un peu.
    Dès que j’ai fini, je me lève et je sors. Ils s’attendent peut-être à ce que je leu dise au revoir ? Ils ne le méritent pas. Je retourne chez moi en courant. Que se passe-t-il? Mes pieds ne sont plus au sol?! Je parcours quelques mètres en volant, puis je rebondis, je vole à nouveau, à un demi-mètre du sol!Je m’arrête. Je repars. Je recommence à battre des ailes, je monte avec difficulté, je finis par redescendre, je glisse sur les feuilles mortes, je percute une poubelle. Je me relève, je réessaye. Mais cette fois, je reçois une forte secousse, j’accélère beaucoup plus brutalement. En une seconde, je parcours une dizaine de mètres. Je monte à 2 mètres, 3 mètres, 5 mètres, 10 mètres…et je ne crois pas que ce soit un rêve, je ne sais pas comment, mais je peux voler.
    Je vois la ville comme je ne l’avais jamais vue. Les maisons, les bâtiments ont l’air de boîtes à chaussures, les piétons de grains de blé, les voitures de petits pois, les bus de chenilles… on dirait une maquette. Même les grands immeubles ont l’air plutôt plats. Et en haut, les nuages sont des moutons géants, sans pattes. Les routes sont des traits de crayon, les champs des plateaux d’échecs, les fleuves sont des petits ruisseaux.

  13. Adrien Mau dit :

    Voila le scénario de mon épisode sur les Ois :

    Note: Florian est un jeune Oi de 11 ans et Quentin un jeune garçon de 9 ans, ils vivent dans le même petit village en Allemagne

    Alors que Quentin se baladait à la bibliothèque il renverse accidentellement des livres, il se décide à les ramasser quand son regard s’arrête sur une Bible illustrée, ce qu’il voit l’étonne et lui semble familier: des anges au regard bleu et “vide”, comme si les anges voyaient mais ne regardaient pas, comme si ils s’ouvraient à vous et quand même temps ils se refermaient sur eux mêmes.

    Leur regard lui semble étrangement familier, il y réfléchit longuement sur la route du retour et, fouillant dans un album photo il comprend enfin : son ami Florian a exactement le même regard ! Frappé par cette ressemblance il décide d’aller faire un tour chez lui. Florian est tout aussi étonné et murmure “il faut que j’aille en parler à Hans, il sait beaucoup de choses sur les Oi peut être pourra t-il expliquer cela ?”
    Plus tard, Quentin rentre chez lui, Florian se prépare alors et s’envole haut dans le ciel, mais à ce moment Quentin, qui a oublié quelque chose chez son ami fait demi tour et l’aperçoit.
    Quentin est alors persuadé que son ami est un ange et va monter plusieurs stratagèmes pour obliger Florian à lui avouer.

  14. K SERRES dit :

    Bonjour ! Comme on se l’est dit la dernière fois, à Clamart, celles et ceux qui envie d’écrire pendant les vacances peuvent :

    1) réfléchir et répondre à plusieurs questions :
    - comment s’appelle le professeur ?
    - quand et pourquoi les ailes sont-elles visibles ou invisibles ?
    - quel est l’intérêt de transposer l’épisode en Suède pour la traduction ?
    - …etc.

    2) se pencher sur trois scènes qui seraient formidables à ajouter :
    - une rencontre Ana/Alex, quelque temps plus tard, sur la colline
    - à l’intérieur du vol de Oi qui va passer au-dessus de leurs têtes = faire parler des Ois en vol, qu’ils soient connus (personnages précédents, professeur…) ou non
    - la conférence scientifique sur les Ois, pendant laquelle les chercheurs peuvent aussi parler du professeur dont la femme était une Oi et qui vient lui aussi de mystérieusement disparaître…

    3) et enfin écrire ces “bulles” dont nous avons parlé, = des ajouts qui ne changent pas le cours de l’action mais l’enrichissent en donnant à entendre/voir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un, par exemple : d’autres jeunes de la fête, ou les remords d’Ana, ou Alex au paradis avec sa mère et les anges, quand il est entre la vie et la mort après avoir été assommé…etc.

    Ecrivez-bien, et autour de ce qui est important pour vous !

  15. BADA Malik dit :

    Mon épisode (qui est encore en cours de rédaction) :

    « Ank Ang , je suis un Oi sauvage »
    Episode 6 :
    Saletés d’Ois !

    Personnages :
    Jean-Marie, 42 ans, professeur de biologie, et ayant de nombreuses connaissances en psychologie.
    Martin, 21 ans, étudiant, voulant faire carrière dans le médico-social.
    D’autres élèves, qui seront nommés au fil du texte.
    Lieu ( fictif ) :
    Une université, dans le quartier latin à Paris.

    On entend la sonnerie. La classe, composée de Martin et de 46 autres élèves, prend place dans l’amphithéâtre. Le professeur s’installe à son tour, et commence son cours.

    JEAN-MARIE. – Bonjour ! Avant de commencer, je tiens à vous préciser qu’aujourd’hui, malgré notre retard sur le programme, nous allons quitter un peu notre sujet d’étude, et nous intéresser à un phénomène dont vous avez tous été témoin au moins une fois. Je parle évidemment des Ois sauvages, qui vont faire l’objet d’une réflexion commune de votre part. Avant de débuter, avez-vous des questions ?
    PIERRE. – Oui , M’sieur ! On va parler de quoi précisément ? Parce que les Ois, c’est très général comme thème…
    JEAN-MARIE. – Bonne question, Pierre… Cela m’étonne de toi d’ailleurs… Eh bien ! On va s’intéresser aux différences qu’il y a entre nous et les Ois. (D’un ton méprisant) Nous allons prouver qu’il existe quelque chose qui nous sépare de ces créatures.
    Primo, les Ois sont décrits comme ayant des ailes de part et d’autre de leur colonne vertébrale. Elles sont tellement grandes qu’il faudrait un miracle pour qu’elles n’atteignent pas la moelle épinière, et donc provoquer une paralysie partielle, voire totale. De plus, ces ailes les excluent totalement de la classe Homo Sapiens Sapiens, car je vous rassure, aucun être humain n’a porté, ne porte et ne portera d’ailes.
    MARTIN. – Mais Monsieur, comment pouvez-vous être aussi certain de cela ? Vous savez, on n’est jamais à l’abri d’un mystère scientifique ; l’apparition des Ois sauvages demeurera peut-être inexpliquée…
    D’ailleurs, je sais de quoi je parle Monsieur, j’ai découvert quelque chose d’ahurissant hier…

    Suite à venir, en cours d’écriture…

  16. Théo Gérard dit :

    3 jours après la fête. Pendant les vacances de Pâques. Alex et Ana se retrouvent par hasard sur la grande colline qui donne sur Paris. Tous deux avaient l’habitude de s’y rendre étant petits quand ils ressentaient le besoin de s’isoler.
    Ils y vont donc, cette fois-ci, pour réfléchir aux évènements passés.

    Alex apercevant la jeune fille à quelques dizaines de mètres : Cette fille… Pensif. Cette grande blonde aux airs provoquant… Je suis sûr de l’avoir déjà vue quelque part…
    Ana très surprise : LUI ?! Perdant ses moyens. Non… Oh non… il s’approche, il vient me parler ! Reste zen, fais comme si tu ne le connaissais pas…
    Alex : Excusez-moi Mademoiselle, nous nous sommes déjà vus quelque part, non ?
    Ana embarrassée : Euh… Non, je n’pense pas… Vous devez faire erreur…
    Alex à lui-même, tout bas : Mais où ?! Il se passe la main dans les cheveux, se gratte le crâne, puis, soudain, la fixe droit dans les yeux, méprisant. A la soirée ! C’était donc vous. J’me rappelle plus vraiment, mais je crois me souvenir de votre svelte et grande silhouette, ainsi que de vos yeux hypnotisant.
    Ana : Moi, à une soirée ? Non, non, non. Vous vous méprenez…
    Alex : Arrêtez, vous vous êtes déjà bien assez payé ma tête l’autre soir ! Heureusement, il me reste peu de réminiscences … Il faut dire que j’étais bien mal ! Ricanant.
    J’me souviens avoir dansé avec vous, avoir atterri dans une salle de bain, puis, des hommes en noir. Le reste : trou noir.
    Ana de plus en plus embarrassée : Oui, c’était moi… Vous… Vous n’avez rien remarqué le lendemain ?
    Alex : Le lendemain, j’ai pas r’marqué grand-chose, j’avais tellement mal au crâne ! Mais si c’est d’mes ailes dont vous voulez parler, ouais, ça j’m’en suis aperçu.
    Ana : Et donc, comment avez-vous réagi ?

    1/2
    Alex : Je sais qu’c’est vous qui m’les avez arrachés, mais j’vous en veux pas. Quand j’étais gosse, j’ai lu pas mal de bouquins sur les Ois, les porteurs d’ailes, les dealers d’ailes, … Enfin bref, j’ savais qu’un jour ou l’autre j’ les perdrai.
    Ana : Je suis désolée. Désolée d’avoir dû agir de manière aussi brutale et hypocrite.
    Alex : Désolée ?! J’ devrais même vous en remercier. Devoir porter ces ailes à longueur de journée est la pire chose qui me soit arrivée dans la vie, elles étaient inconfortables, instables, elles me démangeaient sans cesse, j’avais l’impression qu’elles pesaient une tonne !
    Ana : Vous ne les aimiez pas, hein ? Je m’en suis douté quand j’ai vu leur aspect gluant, caractéristique de l’indifférence voire du dégoût d’une personne pour ses ailes,
    Alex : En effet, elles étaient un véritable fardeau pour moi. Quand je les ai eu, j’ai complètement changé, je n’étais plus sociable, j’éprouvais le besoin continuel de m’isoler, j’étais exécrable…
    J’ai essayé à plusieurs reprises de m’en débarrasser, en vain. Je les ai approché d’une source de chaleur, essayé de les couper, de les déchirer, de les arracher : RIEN.
    Ana : Pourquoi ne les aimiez vous pas ? D’habitude, les gens rêvent d’en avoir, vous c’est le contraire. Vous ne les utilisiez jamais ?
    Alex : Non, je trouvais ça inintéressant, je préfère de loin ma vie de non-Oi.
    Ana : Moi, je suis en possession d’ailes à longueur de journée, je n’en ai cependant jamais porté. Je ne connais donc pas les effets et sensations produits. Ce n’est pas vraiment le métier dont je rêvais étant petite, mais c’est la tradition dans la famille, on a pas l’choix. Ça me fait du mal de priver les gens de ces bijoux. Mais là, je pense partir. Loin, très loin d’ici. Sûrement vers le sud, pour construire une nouvelle vie, sans deal, sans violence, sans Ois, sans usines d’ailes… La liberté quoi ! Rêveuse. Peut-être au Brésil. Un rêve de gosse. Vivre dans une ferme loin de tous les soucis d’Europe. Je ne veux seulement pas y aller seule. En implorant secrètement Alex du regard.
    Alex : Non, désormais, du fait que je n’ai plus mes ailes, je vais pouvoir reprendre le cours de mon ancienne vie, celle pleine de bonheur. Mes potes, mes parents, mes études…
    Ana : Je comprends. C’est une lourde décision. Je vous laisse quand même mes coordonnées au cas où vous changeriez d’avis. Lui tendant une carte de visite.
    Alex : Rangeant la carte dans la poche intérieur de son blouson. J’y manqu’rais pas.
    Ana et Alex, après un bref regard, s’en vont chacun de leur côté. 2/2

  17. Aurélie Zenati dit :

    Zenati
    Aurélie

    Je suis un Oi sauvage
    scène finale

    Ana se tient sur la colline. Elle a le regard perdu dans le vague. Alex monte à son tour sur la colline.

    Alex – Que fais tu ici ?

    Ana – Alex ? Et bien… (Elle est gênée) je… Je regrette. Je m’en veux de ce que nous t’avons fait subir l’autre soir.

    Alex – Il est un peu tard pour les remords, tu ne trouves pas ? Et puis, pourquoi culpabilises tu ? Tu avais sûrement une bonne raison pour m’entrainer dans cet enfer.

    Ana – Oui, en effet… Au début, j’en avais une. On nous avait payé, les autres et moi, pour te voler tes ailes et les revendre à un scientifique.

    Alex – Oh je comprends… Mais crois tu que cela m’intéresse de connaître ton mobile ?

    Ana – Oui, je crois que c’est aussi important pour toi que pour moi que tu le saches. Apprends que je suis une constructrice d’ailes. En Suède, je travaille dans un atelier construit à cet effet avec ma mère. C’est comme un gène héréditaire qui se transmet de mère en fille.
    Un jour, mon père qui n’est pas dans le secret et par conséquent qui ne comprenait pas pourquoi je m’isolais des autres à longueur de journée, a décidé de m’envoyer en France. Il pensait, qu’ainsi, je pourrais me lier d’amitié avec d’autres personnes. Mais quand je suis arrivée à Paris, j’ai fait la rencontre de ce groupe de garçons. Ils ne sont pas méchants, tu sais. Un peu simples mais, en réalité, ils ont un bon fond…

    Alex – Ah oui ? Tu crois que l’on est « gentil » quand on arrache de force les ailes de quelqu’un que l’on ne connaît pas ?

    Ana – Je sais que l’on t’a fait du mal. Mais, nous ne sommes pas pour autant des criminels.

    Alex –Tu m’as juste trompé. Vous m’avez simplement malmené…

    Ana – Je sais tout cela. Mais écoutes moi jusqu’à la fin s’il te plait. Ces garçons font, en effet du trafic d’ailes. Ils gagnent un peu d’argent avec cela. Quand je les ai rencontrée la première fois, ils avaient l’intention de me voler les ailes que j’avais construites pour des ois. Pour essayer d’échapper à ce piège, je leur ai proposé mon aide et j’ai donc intégré ce groupe.

    Alex – Bravo, tes parents et toi même peuvent être fière de toi. Il fallait me le dire que c’était si simple d’échapper à votre trafic !

    Ana – De toute façon, même si je t’avais dit comment éviter ce vol, tu serais probablement tomber quand même dans le piège. Je te rappelle que tu étais ivre !

    Un silence.

    Ana – Peu importe. En tout cas, l’autre soir à la fête, nous avions prévu de te voler tes ailes pour ensuite les revendre à un scientifique. Et pour t’entrainer dans la salle de bain, les garçons m’avaient demandé de…

    Alex – De ?

    Ana – De… te séduire. Voilà le rôle que je devais jouer. Pour cela, j’ai essayé de te mettre en confiance en te parlant de tes ailes, etc. Ensuite je t’ai fait boire un autre verre d’alcool. Quand enfin, tu ne t’es pas senti bien, je t’ai conduit à la salle de bain où les autres nous attendaient.

    Alex reste ahuri

    Ana – je dois avouer que même moi je n’ai pas vraiment compris ce qui s’est passé dans cette salle de bain. Les autres garçons ont commencé à se disputer pour n’importe quoi et toi tu ne réalisais pas ce qui était en train d’arriver. C’en était presque drôle, sorti du contexte bien sûr.

    Alex (toujours en colère) – Il ne fallait pas te gêner pour moi. De toute façon tu t’étais déjà bien jouée de moi !

    Ana – Arrête de me voir comme cela. Je te jure que je regrette mon geste.

    Alex – Oui, c’est toujours après que l’on regrette. Mais tu crois vraiment que regretter est aussi simple que de pardonner. Tu n’as pas parlé du moment où tu as évoqué le meurtre de ma mère ! Je suis sûr que cela aussi tu le regrettes.

    Ana – Bien sûr que cela aussi je le regrette. Mais figures toi que c’était le seul moyen de te faire perdre tes ailes sans douleur. Mais, étrangement, tu n’as pas réussi à les perdre. Comme quoi, elles faisaient vraiment partie intégrante de toi ! C’est pourquoi nous avons dû te les arracher de force, comme tu l’as dit. Je t’assure que c’était la seule solution. Nous n’avions plus le temps.

    Alex – Du moment que vous avez réussi votre mission, c’est tout ce qui importe. Bon, je crois que tu as bien résumé la situation. Tu peux partir tranquille maintenant.

    Ana – Oui, mais… euh…

    Alex – Ne t’inquiètes pas ! Je ne t’ai pas pardonné. Mais cela t’importe peu de soulager ta conscience puisque tu n’en as pas !

    Ana – Oui, je sais que tu as le droit de penser ce qui te chante mais le problème c’est que j’ai besoin de toi.

    Alex – Oh ?! Je suis désolé mais je n’ai plus de paires d’ailes à te donner !

    Ana – Très drôle ! Non ce que je voulais te demander est plus grave. Je t’ai dit qu’après la soirée nous avions vendu tes ailes à un scientifique. Nous pensions réellement que c’était un honnête homme. Il nous avait dit qu’il avait perdu sa femme qui était devenue une oi et qui était partie en migration sans jamais plus revenir. C’est pourquoi il voulait acheter tes ailes pour d’abord comprendre comment cela marchait, comme l’aurait fait n’importe quel scientifique, et ensuit les porter afin de retrouver sa femme.

    Alex (ironique) – C’est une très jolie histoire que tu me racontes. Digne des contes de fée. On vole les ailes à un méchant homme qui n’en prenait pas soin et la jolie jeune fille, qui est aussi l’héroïne, les donnent à un pauvre vieillard afin qu’il retrouve sa femme…

    Ana (surprise) –Tu me trouves vraiment jolie ? (Elle rougit).

    Alex – euh… (Il est gêné) Là n’est pas la question ! En réalité, je voudrais savoir quel rôle je dois jouer dans cette histoire.

    Ana – Et bien, le problème c’est que le scientifique est devenu fou. Il ne contrôle plus rien. La force et le pouvoir de ces ailes l’ont étourdi et il veut dévoiler le secret de l’existence des ois au monde entier. C’est pour cela que tu dois nous aider !

    Alex (toujours ironique) – Pourquoi ? Après tout, je n’ai plus d’aile. On me les a volé ? J’ai porté plainte…

    Ana – Arrête d’être ironique. C’est très grave ce qui est en train de se passer ! Si tout le monde venait à découvrir que les ois existent, ils perdraient tous leurs ailes et ne seraient plus uniques et exceptionnels. Enfin, nous n’aurions plus de travail ma mère et moi.

    Alex – et qu’est-ce que je devrais faire ?

    Ana – Je ne sais pas vraiment. Tu pourrais essayer de lui reprendre tes ailes.

    Alex – Donc tu voudrais que je vous aide mais tu ne sais pas comment ?! Je ne vois pas en quoi je pourrais vous être utile. Et puis comme je n’ai plus d’ailes par ta faute…

    Ana – Je ne pense pas que cela soit un problème. Mais en tout cas je suis sûre que si tu le souhaites je pourrais te fabriquer de nouvelles ailes. Seulement ce ne sera pas dans le vrai matériau, de la peau de caribou. Mais je pense tout de même que je peux t’en créer avec des papillons où d’autres sorte d’animaux volants.

    Alex – Tu crois que tu pourras vraiment y arriver ?

    Ana – Oui ! Après tout, rappelles toi que c’est mon métier. Fais moi confiance. Je sais que nous t’avons fais du mal, mais c’est en particulier par ma faute. Mais je souhaite sincèrement me faire pardonner. Je pense que nous pouvons tout à faite devenir de bons amis. Laisses moi te montrer que je ne suis pas quelqu’un de méchant et diabolique.

    Alex – Je ne sais pas trop. Comment puis-je encore avoir confiance en toi après ce que tu m’as fait subir ?

    Ana – Ecoute : l’autre soir tu as eu confiance en Maria. Elle, elle t’a trahi. Mais pas Ana ! Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé. Je sais que cela fait plusieurs fois que je te le répète mais je ne sais pas quoi te dire d’autre. C’est très dur pour moi.

    Alex – Bon, je veux faire un effort et essayer de t’aider. Nous verrons bien où nous mèneront les choses.

    Ana – Est-ce que tu acceptes de me pardonner ?

    Alex – Il est encore un peu tôt pour le dire. Mais je crois que j’y arriverai d’ici peu.

    Ana se met immédiatement au travail, et en quelques heures à peine, une nouvelle paire d’ailes se trouvait accrochée dans le dos d’Alex.
    Des ailes qui semblaient encore plus solides que l’ordinaire.
    Alex reprend alors confiance en lui et à l’aide de sa nouvelle amie, il réussit à convaincre le fameux scientifique d’être le garant d’un nouveau secret.

  18. florian dit :

    C’est l’histoire de deux oi qui se retrouvent en plein vol au-dessus de la France après ce rude hiver. Ils se racontent leurs histoires de l’hibernation et ensuite ils parlent de leur destination.

    Malik : Ah tiens ! Salut Tom, ça farte ? Ça fait longtemps que tu n’es pas passé ici ?
    Tom : Salut Malik ! Ça farte, oui je sais, je ne suis pas sorti depuis longtemps, depuis plusieurs mois mais je m’entraîne pour faire le tour du monde.
    Malik : Le tour du monde ! T’es ouf ou quoi ?
    Tom : Non sérieusement, je suis parti des Etats-Unis et là je viens de faire une escale à Paris. Quelle merveilleuse ville ! Je suis épuisé.
    Malik : çà se voit !
    Tom : Tu sais, il faut beaucoup d’argent pour faire un tel voyage.
    Malik : tu m’étonnes, tu as dû mettre beaucoup d’argent de côté pour réaliser ton voyage !
    Tom : Mais non, j’ai trouvé une combine radicale pour ne débourser aucun centime.
    Malik : Ah bon ! Laquelle ?
    Tom : L’année dernière j’ai retrouvé un ami, que tu connais, Vincent time.
    Malik : Ah oui, je me rappelle de lui. Qu’est ce qu’il est devenu ?
    Tom : Il va bien, il m’a expliqué comment faire pour débourser 0 centime. Il s’est renseigné sur les horaires d’avion qui font la traversée de l’atlantique et il se pose délicatement sur les ailes des avions et passe incognito au moment des péages, et en plus en même temps il se repose et reprend des forces car le voyage est très long.
    Malik : Ah oui, c’est pas bête, je me souviens de lui, car il avait toujours des combines intéressantes.
    Tom : Et toi au fait, tu pars où ?
    Malik : Moi je pars pour l’Australie, mais j’attends l’avion de 14 heures. Il va bientôt arriver, enfin, je crois !
    Tom : Mais il est déjà 15 heures !!
    Malik : Ah oui, mais qu’est ce qu’il fait ?
    Tom : je ne sais pas, il a peut-être une panne ou bien il s’est scratché.
    Malik : Tu peux utiliser tes oreilles pour capter la radio.
    Tom : Bonne idée ! (il allonge ses oreilles et essaye de trouver la fréquence en tournant le gros grain de beauté à côté de son oreille) pour capter Air France.
    Malik : chuuuuuut et écoute …. (à voix basse)
    Voix radio : Un nuage de cendres et de poussières dû à une éruption du volcan islandais Eyjafjoll paralyse tout le ciel européen et empêche tous les avions de décoller. Les météorologues pensent que cela va durer plusieurs jours.
    Malik : Oh non ! (en criant), je n’aurais pas mon avion et je ne pourrai pas partir en Australie. Quel malheur !!
    Tom : Eh bien, si tu veux, profite de ton séjour à Paris pour visiter et dans quelques jours tu reprendras ton envol pour aller en Australie.
    Malik : Merci, bon vent et à bientôt pour une autre destination …

  19. Adrien M dit :

    Les ois sont en vol et arrivent au dessus de la France.
    Ils ont adoptés une position de vol en V et Knut est devant

    Hans : Patience les Ois ! J’aperçois la terre ferme.
    Knut : On va passer au dessus de la Normandie !
    Paul : Whouah !: C’est magnifique !! On a un si bel horizon.
    Ulla : Tu le sens ? l’air qui te caresse le visage, qui fait s’envoler tes cheveux … Je ne m’en lasse pas !
    Jasper : Et ce joli contraste entre les couleurs de l’automne et le vert des champs.
    Knut : Ces jolis lignes blanches.
    Hans : Mais … qu’est ce donc que ces lignes ?
    Ulla : Ce sont les vestiges de la guerre. Les tombes des soldats morts au combat. Comme nous ils venaient de tous les pays d’Europe.
    Paul : Quel gâchis que la guerre ! Elle n’apporte que du malheur et avec leurs obus ils ont détruit le paysage.
    Jasper : Heureusement, ils n’arriveront jamais à détruire la beauté du ciel.
    Ulla : Tiens…
    Jasper : Qu’y a-t-il ?
    Hans : Quelqu’un vient vers nous !

    Un Oi rejoint la troupe en vol.

    Nicolas : Salut !
    Knut : Bienvenue à toi. Comment t’appelles-tu ?
    Nicolas : Nicolas.
    Tous (sauf Knut) : Bienvenue Nicolas !
    Knut : Tu as les ailes depuis longtemps ?
    Nicolas : Depuis 1 mois à peu près. Mais c’est la première fois que je vole aussi haut. J’ai un peu le vertige…
    Hans : Ne t’inquiètes pas, tu t’y feras.
    Jasper : On était tous comme ça au début. Et au moindre coup de vent on perdait notre équilibre !
    Paul : J’espère que tu vas vite t’y faire, parce qu’il va falloir monter ! Regardez devant.

    Les autres ois se tournent et voient les nuages se griser .Il commence à pleuvoir.

    Knut : Paul a raison ! On monte ! Jasper et Ulla surveillez Nicolas.
    Jasper et Ulla : Ok !
    Nicolas : C’est vraiment obligé ?
    Hans : Quand tu mouilles tes ailes elles deviennent de plus en plus lourdes.
    Paul : Et tu perds vite tes forces.
    Knut : Vous êtes prêts ? 3, 2, 1… Go !
    Ulla : On y va ! Inspire un bon coup !
    Les ois font une montée subite à travers les nuages gris. On entend en fond le bruit du vent et de la pluie.
    Tous: Ank Ang
    Nicolas: Ah !
    Jasper : Tiens bon Nicolas ! On est presque arrivé !
    Les Ois battent des ailes de plus en plus vite. Au bout d’un moment, les ois ressortent au dessus de la couche de nuages.
    Knut : Ca y est !
    Hans : Tout le monde va bien ?
    Paul : Nicolas est encore essoufflé mais il s’en est sorti.
    Nicolas : Ouf !
    Ulla : Bravo Nicolas !
    Knut : on va pouvoir se reposer maintenant. C’est toujours calme au dessus de la couche de nuages.
    Nicolas : Alors c’est comme ça, au dessus des nuages ? On dirait une mer. Grise mais une mer quand même.
    Paul : Ouais ! C’est encore plus jolie que la mer bleue tu ne trouves pas ?
    Nicolas : Si… mais c’est crevant !
    Jasper : J’ai toujours trouvé ce paysage magique ! Mais rien ne vaut les horizons de nuages blancs.
    Ulla : Ou les couchers de soleil.
    Hans : On est en Normandie. Ici on admire les couchers de nuages !
    Knut : Au moins les nuages nous cachent de la vue des humains.
    Paul : Faudrait pas finir en croix blanches !

  20. Vincent LACOUR dit :

    épisode final:

    Ana regrette,elle promet à Alex de refaire des ailes. Alex la pardonne et tient à l’accompagner en Suède, car il veut devenir un fabricant-porteur d’ailes. Au début du texte, ils sont arrivés et ont visité la fabrique d’ailes et ses environs.

    Ana: -Voilà,nous y sommes. La colline Tjårrokieble*. Le point culminant de la région. D’ici, on peut voir les caribous à des kilomètres. Avec un caribou,on peut faire cinq à six paires d’ailes. Une fois, il y en avait un tellement grand qu’on en a fait dix.
    Alex regarde au loin d’un air songeur.
    Ana: -Tu es toujours fâché?
    Alex: -Non,je sais bien que tu ne pouvais pas faire autrement. Tu étais là pour une semaine, et ce physicien voulait des ailes pour le lendemain… Tu n’aurais pas eu le temps d’en fabriquer. Rien que le voyage Paris-Norbotten-paris, ça n’aurait pas été possible en moins de quatre jours.
    Ana: -Tu as peut-être raison. Mais tout de même, je n’aurais pas dû les laisser te traiter comme ça…
    Alex: -Au moins, ça m’aura poussé à arrêter l’alcool. Quand on y pense, l’eau, ce n’est pas mauvais… et il y en a au robinet.
    Ana: -D’accord, tu as gagné… (après un moment) Oh, j’ai oublié quelque chose, je reviens. (Elle s’en va, puis elle revient en faisant en sorte qu’Alex ne la voie pas. Elle approche ses mains du dos d’Alex, et le pousse en avant. Alex s’envole, fait demi-tour et se pose.)
    Alex: -Mais…je revole!
    Ana: -Je t’avais dit que je te ferais redevenir un oi. C’est fait. Je t’ai montré comment on fait les ailes, mais pas encore comment on les met en place. Il faut les plaquer contre le dos de la personne avec un morceau d’écorce de sapin.(elle a ouvert une de ses poches remplie de bouts d’écorce,pour montrer à Alex
    Alex: -Et c’est tout?
    Ana: -Oui, c’est tout.
    (Après un moment)
    Ana: -Tu es sûr que tu veux devenir un porteur d’ailes? D’habitude,c’est plutôt un métier qui se transmet de génération en génération…mais il y a parfois des exceptions…(Après quelques instants) Le plus dur, c’est la chasse au caribou.
    Alex: -J’imagine…
    Ana (après quelques instants): -Mais j’y pense, tu ne pourras plus retourner à l’école…
    Alex: -Ce n’est pas gênant. À mon âge, en France, ce n’est plus obligé. Et puis,on n’y apprend pas à faire des ailes.
    (Ils s’assoient sur un rocher. Un loup hurle au loin. Ils restent longtemps sans parler. Une chouette hulule. Alex regarde le soleil, très bas sur l’horizon.)
    Alex: -On dirait qu’il ne veut pas se coucher.
    Ana: -Il ne se couchera qu’en septembre. On est au nord du cercle polaire.
    Alex: -Le cercle polaire…c’est pour ça que c’est si calme. Paris, c’est vraiment trop agité. (Il regarde le ciel) Ici, on est au milieu de nulle part.

    *le “å” se prononce “o”

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